8,70 euros d'économie !
Economisez 8,70 euros (soit la valeur d'une place de cinéma)
en n'allant pas voir "Enfin Veuve" d'Isabelle Mergault.
Sorti dans les salles il y a une petite quinzaine de jour, j'ai décidé en cette période de la Saint-Valentin peu propice à mes amours - l'informaticien au nez original étant toujours bloqué sur son PC - , d'aller voir le 2ème opus d'Isabelle Mergault "Enfin Veuve".
Il faut dire que son premier film "Je vous trouve très beau", m'avait étonnement séduite. Je ne m'attendais donc qu'à une confirmation de ses talents de dialoguiste, humoriste et cinéaste.
Profitant d'une RTT fort bienvenue, je me glisse à 14 heures pétantes dans la salle de cinéma. J'aurai dû me méfier de la qualité de "l'oeuvre" rien qu'en sondant le public : sexe féminin dans sa très grande majorité et moyenne d'âge située aux alentours de 60 - 65 ans.
Heureusement, aucune odeur d'urine n'est venue titiller mes narines. Merci Libra.
Le pitch est plus que simple puisque c'est du déjà vu et revu, tel un programme rediffusé 30 fois sur TF1.
Anne-Marie (Michèle Laroque) veut s'enfuir en Chine avec son amant (Jacques Gamblin), mais ne sait comment le dire à son (riche) médecin de mari. Heureusement, tout s'arrange puisque ce dernier trouve la mort dans un accident de voiture. Enfin seule !
Le film aurait pu s'arrêter là, mais non. Isabelle Mergault veut nous en donner plus à notre grand désespoir. Voilà que débarque en force toute la belle-fille - une belle-soeur acariâtre, un beau-père Alzheimer, une soeur déglinguée,... - et le fiston encore en plein complexe d'Oedipe à 30 berges, pour soutenir la veuve qu'ils pensent épleurée. Encore plus prisonnière que lorqu'elle était mariée, Anne-Marie ne peut alors se libérer pour vivre pleinement son Grand Amour.
Moins qu'un film, ce "Enfin Veuve" est un Vaudeville filmé à la manière de "Sous le Soleil". Traduire par :
"C'est une daube intégrale qui fait passer le moindre film de Marc Pécas pour un chef-d'oeuvre".
Le scénario, si l'on peut employer ce terme, s'empêtre dans des pseudo-gags qui n'ont fait rire que Monique Pantel dans sa rubrique "Cinéma" chez Laurent Ruquier.
La mise en scène se résume à... à... à Rien !
Côté acteurs, nous sommes au niveau de Thierry Beccaro dans Boeing-Boeing, et encore, c'est pas gentil pour le brave Thierry. Même le normalement excellentissime Jacques Gamblin joue avec la conviction d'une moule à la persillade. Seul le caniche s'en sort à peu près avec les honneurs, ce qui n'était franchement pas gagné.
Pour la B.O, c'est le jeu de massacre grâce à la nouvelle interprétation du tube de Joe dassin "Si tu n'existais pas" par une Michèle Laroque qui aurait mieux fait de se fouler la langue plutôt que de nous faire subir ça. Remarquez, ce n'est pas la première fois.
En résumé, je ne sais pas ce que le cinéma à fait à Isabelle Mergault, mais par contre j'ai vu ce qu'Isabelle Mergault a fait au cinéma et ce n'est pas joli-joli !