Si Kelly Slater et moi...

Publié le par BritBrit Chérie

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Kelly Slater vient d’être sacrée pour la 10ème fois Champion du Monde de surf. Il n’est plus un surfeur ultra doué parmi d'autre, il est la beautiful incarnation de ce sport classé So Hot. Si l’information laisse la plupart d’entre vous aussi froids qu’un bébé Courjault, pour moi elle raisonne un tout petit peu différemment.
 
Je vous avais compté dans un de mes lointains billets que
dragouiller par le bellâtre il y a quelques temps déjà, je mettais permise de dire « non » face à ses avances langoureuses et ô combien alléchantes. Mais en bonne fille de la Côte Ouest, et a contrario de la parigotte qui ne connait de la vie que le plan du métro et les macarons Ladurée, j’ai appliqué la règle selon laquelle on ne se laisse pas avoir par le premier surfeur venu même si celui-ci est un champion. Non mais ! Cependant, avec le recul et un bilan sur ma vie actuelle - chat + chroniques écrites sur une table en formica + Bailey’s  + RDV hebdo avec banquier -, je me dis que celle-ci aurait pu être beaucoup plus envolée auprès du dieu de la glisse. N’aurais-je pas commis le mot qu’il ne fallait surtout pas ? Et si j’avais dit « oui » ?* Projections.

* Note à  l’attention de Marc Levy : L’expression 'Et si j’avais dit oui" a été déposée chez Maître Delaculotte. Je réclamerai par conséquent des droits d’auteur si cette phrase est le titre d’un de vos prochains romans.


Hypothèse 1 : Le fantasme
Hawaii1[1]Kelly m’aime. Je l’aime. Mais Kelly m’aime bien plus que je ne l’aime et me voue passion et dévotion sans limites. Je suis sa muse, son égérie, sa déesse, celle sans qui il ne serait plus rien. Pour moi, il dessine des cœurs sur son corps quand il surfe et rentre tous les soirs à 19 heures pour me faire à manger.
On prend la vie façon Hawaiian sweet life sur un air de Linkin Park ou de yukulélé selon nos humeurs. Notre terrain de jeu : la planète. Notre parfum : celui de la wax. Notre life style est rythmée par les vagues, les spaghettis bolognaises party avec Léo Di Cap à L.A., les musical sessions à Santa Barbara avec Ben Harper, les couchers de soleil qui n’en finissent plus à Bali et les retours aux sources à Hossegor pour claquer la bise aux copains d’enfance qui bossent chez Labeyrie, département gésiers confits. Une vie toute simple et extraordinaire à la fois.
Il y a certes cette vieille actrice d’Alerte à Malibu salement décolorée et aux seins siliconés avec qui Kelly vécut une amourette qui continue de lui tourner autour, mais qui voudrait d’une bouée-canard dégonflée que même Michelin ne voudrait réchapper ?

Taux de probabilité de concrétisation selon moi : 100 %. Il m’a vraiment regardé avec des yeux dévorants d’amûûûûr. Je les ai vus à travers le gobelet en plastique de ma Foster.
Taux de probabilité de concrétisation selon l’informaticien-au-nez-original-et-que-j’aime-en-secret : 0%. « En plus t’étais un peu moche à l’époque. T’es sûre que c’est bien Kelly S. qui t’a fait du gringue ? »
Taux de probabilité de concrétisation objectif : 5 %


Hypothèse 2 : Toy Story
Baileys-flapjacks2-1-.jpgLes surfeurs, c’est bien connu, c’est une fille dans chaque spot pour ne pas dire trois ou quatre selon la durée de la compétition. Comme les autres, je tombe dans son lit, l’amour dans le cœur en plus. Après avoir cru pendant 35,3 heures que j’avais les plus beaux yeux du monde et qu’il allait m’emmener vivre de folles sessions paradisiaques aux quatre coins du monde, je me retrouve seule comme une pauvre tranche de Jambon de Bayonne sans piment d’Espelette en l’attendant sur le quai de la gare de Guéthary alors qu’il s’envole pour Puerto Rico où il y a un swell d’enfer (les amateurs comprendont).
Il ne me reste plus que trois choses à faire :
- Aller à la SPA adopter un chat pouilleux destiné à  l’euthanasie à qui je donnerai croquettes et affection = bonne action valorisante pour l’ego.
- Aller chez Carrefour dégotter du Bailey’s = remontant naturel à base de whisky et de café.
- Aller chez Conforama acheter une table en formica = achat compulsif réconfortant
Tiens, tiens, ça me fait penser à ce que je suis réellement en train de vivre…
Finalement si j’avais dit oui,je serais comme aujourd’hui mais  j’aurais au moins eu le plaisir d’avoir le même amant que Pamela Anderson. C’est toujours un vagin pied dans Hollywood non ?

Taux de probabilité de concrétisation selon moi : 0%. Je suis une fille super, pas un jambon de Bayonne contrefait dans les pays de l’Est faisant le pied (de cochon) sur le quai d’une vulgaire gare. IRREALISTE !
Taux de probabilité de concrétisation selon l’informaticien-au-nez-original-et-que-j’aime-en-secret : 95 %. « Je te jure, t’étais vraiment momoche à l’époque, limite tu ressemblais à un jambon ! ».
Taux de probabilité de concrétisation objectif : 43 %

 

Hypothèse 3 : Business system
La petite affaire faite, les politesses d’usage dites « Merci, ce fut un vrai plaisir. Au revoir. », il ne reste plus qu’à  exploiter l’acte :
- médiatiquement : Bon le surf, c’est pas le foot et Zahia ne suçait à l’époque que son biberon, mais j’en profite pour faire star locale. Je décroche  un article dans Sud-Ouest (5 lignes)  et un Saint Ex’ - environ 7, 63 euros - de la part de La République des Pyrénées pour raconter ma folle nuit.
- financièrement : « Allez, tu me la fais gratos cette bière. Je suis connue ; j’ai couché avec Kelly ! »,
- sentimentalement : « Ca te dit de faire un câlin à la fille que Kelly Slater a bisouillé ? Je serais toi, je me sentirais flatté non ? Mais reviens !...»

Taux de probabilité de concrétisation selon moi : 35%. J’ai fait une fois un entrefilet dans la Semaine des Pyrénées avec mon groupe de danseurs folkloriques. J’aurais donc très bien pu avoir un plan média d’enfer ! »
Taux de probabilité de concrétisation selon l’informaticien-au-nez-original-et-que-j’aime-en-secret : 35 %. « C’est vrai que tu as des contacts dans la presse avec ton groupe de danseurs folkloriques. T’aurais pu en profiter pour avoir un super plan média. »
Taux de probabilité de concrétisation objectif : 35 %, les danseurs folkloriques étant très appréciés par la presse locale.


Toujours est-il que j’ai dit non, que Kelly Slater ne sait même pas mon nom et que malheureusement on ne peut revenir en arrière. Tout a donc été dit sur le sujet, il ne me reste plus qu’à ravaler ma fierté mal placée, oublier ce qu’aurait pu être une vie avec Kelly et voir l’avenir devant moi. Il me faut donc foncer dans les bras d’un autre homme comme par exemple un informaticien-à-nez-original-et-que-j’aime-en-secret depuis… 10 ans !?! Fixette, vous avez dit fixette ?

 

Dans la série Kelly Slater, lire "Mais pourquoi j'ai dit "non" à Kelly Slater ?" et "Kelly Slater : mais pourquoi il n'a pas insisté ?"

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Merci pour tous ces conseils, je vais essayer de les appliquer !

Mathieu 06/01/2011 03:18


Dommage pour toi qu'il soit en couple depuis ... Aller 2 ans loool


Abi 17/11/2010 01:34


Je crois que tu devrais en parler a Veronika Loubry...l'est fortiche en surfers...


iano 13/11/2010 16:55


Il paraitrait que l'on t'as vu avec une autre célébrité de la west cost? La version locale d'Exibit avec sa R11 custom Jacky Tuch et sa vrai queue de ragondin accrochée au rétro !!!


BritBrit Chérie 13/11/2010 23:03



Après à écrire avant de ragoter. C'est pas possible ces mecs !



Mlle Toutouille 13/11/2010 15:20


J'ai jamais vraiment été très Kelly Slater (mais Yoann Gourcuff est ce mieux?)


BritBrit Chérie 13/11/2010 23:03



Nan, c'est pas mieux ;)