VALENTINE'S DAY : YES, I CAN !

Publié le par BritBrit Chérie




Pour certains célibataires, la Saint Valentin est un triste événement « célébrant » leur solitude sur fond de Barry White dégoulinant, de crème glacée et de Kleenex mouillés. Mais pas pour moi, bien au contraire. Cette fête, outrageusement qualifiée de « commerciale »,  me comble de joie et me fait prendre conscience que je suis une fille chanceuse.


Tout d’abord, c’est l’occasion on-ne-peut-plus-inespérée de faire le plein de vitamines, minéraux et antioxydants à coup de chocolats en forme de cœur, bien plus jolis qu’en forme de poissons d’avril ou de cloche (faut-il y voir un message ?).
De plus, cela me donne le plaisir intense de me dire, petite coupette de champagne à une main et verrine au saumon dans l’autre : JE SUIS CELIBATAIRE !

Car ne nous leurrons pas chers amis esseulés, derrière chaque couple qui semble s’aimer comme au premier jour, se cachent des vices (à ne pas confondre avec des vicieux qui se cachent derrières les couples) qui gâchent un peu de leur bonheur. Voilà pourquoi, je peux vous l’affirmer sans le moindre doute : le célibat peut être synonyme de projet de vie grâce aux avantages indéniables qu’il représente.

Je pourrais certes m’attarder sur des arguments bas de gamme comme être seul(e) permet de dormir tranquillement en étoile de mer dans son lit King Size, de regarder pour la vingtième fois Titanic et de pleurer comme une madeleine sans que quelqu’un ne pouffe sottement à côté, ou de se déhancher lascivement sur Christophe Maé en culotte Sloggy.
Allons au-delà de ces petits plaisirs quotidiens pour vous faire découvrir les vrais bénéfices liés au « moi + moi ».
 

Physiquement, le célibat, c’est bien mieux que le coach Special K.
Commençons par ce qui se voit le plus : sa ligne. Le Docteur Peggy Gordon-Larsen a mis en évidence en 2007 la relation implicite entre une forte prise de poids et le mariage. Selon son étude portant sur 8 000 jeunes américains pendant cinq ans, les personnes mariées ont  plus tendance à grossir que les célibataires. Et quand je parle de tendance, j’allège le vocabulaire puisque les hommes prendraient en moyenne 13 kilos, tandis que ces dames se rembourreraient de 11 kg.

Et moi, je la crois « à la vie, à la mort » le docteur Peggy. La preuve en est ma jeune sœur de 26 ans. Non contente d’être « l’heureuse » épouse d’un boulet qui lui a collé trois gosses dans le bidon via retours de couche successifs, elle a pris pas moins de quatre bouées ventrales qui n’hésitent pas à se faire la belle quand elle enfile son Levi’s d’avant-mariage.
Alors que moi… Bon, c’est pareil…Mais en un peu moins pire. Et puis, j’ai une excuse : j’ai trente ans !


Socialement, ententes au beau fixe.
Grâce au célibat, j’entretiens de très bonnes relations avec tout le monde. Et quand je dis tout le monde, vous pouvez me croire.

A commencer par mes parents qui se disent très soulagés de ne pas avoir à partager le poulet et les pommes duchesses dominicaux avec un gros con à moyen salaire qui se la pète avec sa Citroën C3 Picasso.

Mon patron ensuite, qui sait que jamais ô grand jamais je ne lui ferai un enfant dans le dos. Et pas d’enfant, cela signifie pas d’absence pour cause d’oreillons, pas de ronchonnades quand la réunion s’éternise autour des 20 heures et salariée corvéable à merci, même le week-end. « Vous êtes mon meilleur investissement », aime-t-il répéter. Tu m’étonnes Ducon !

Pour mes voisins, mes nuits plus que calmes sont synonymes de sommeil réparateur. Ils sont d’ailleurs si bien reposés que pour me remercier, ils  gardent le chat, récupèrent mes colis Vente Privée et arrosent le persil et le thym de mon balcon pendant mes vacances. Finalement,« Immeuble en fête » c’est un peu tous les jours dans ma résidence mais sans les chips. C’est bête, j’aime bien les chips, surtout celles au jus de poulet rôti ou à la crème fraîche – ciboulette. Pas celles à l’oignon, ça donne mauvaise haleine ou à la moutarde qui pique.

Et puis, il y a surtout les ex…Ah les Ex ! Ils ont l’impression que si je suis seule, c’est parce que je n’arrive pas à me remettre de notre rupture et à trouver un homme aussi parfait qu’eux.
Du coup, ils trouvent le moindre petit prétexte pour se rappeler à mon bon souvenir et s’assurer un cœur disponible en toute circonstance : droit de visite sur le chat parce qu’ils l’ont aussi élevé comme leur propre animal avec tout leur amour, vérification du branchement du lecteur DVD parce qu’il ne faudrait pas qu’il y ait un incident technique devant la 5e rediff de Sex in the City saison 1, quémander du sel parce qu’ils n’en ont plus. C’est sûr, il vaut mieux faire 15 bornes en Vélib’ pour me taxer que de descendre au Monop’ du coin.


Financièrement, j’achète utile.

En ces temps de crise, le pouvoir d’achat est une denrée tellement rare que chaque économie réalisée est un don du ciel. En l’occurrence, je dirai plutôt un don du célibat. Parce que voilà, l’Autre, ça s’entretient tous les jours. Un peu comme les chats mais en plus cher.

Il y a d’un côté les dépenses quotidiennes comme la mousse à raser, les bières, les tournevis (un homme, ça perd toujours son tournevis), le Nutella qui comble sa part d’infantilité,  le steak quotidien pour le rendre fort un lion et intelligent comme un koala.
De l’autre, il ne faut pas en plus oublier les « petits cadeaux surprises qui cultivent l’amour ma puce adorée que j’aime comme un petit chien fou, ouaf-ouaf» (qu’est-ce qu’on s’amuse quand on est en couple !) mais qui coûtent un bras.

Tout cela mis bout à bout représente un petit pactole qui me sert à des fins beaucoup plus utiles : pull Guess, robe Paul & Joe, pots de Haägen Dasz en lot, gigolo,…
Etre célibataire, c’est la garantie que l’achat futile ne passera pas par vous !


Moralement, je suis parfaite.
Prenons une situation lambda qui peut nous arriver à tous et toutes sans prévenir.

Vous passez l’aspirateur dans votre salon sur cette saleté de tapis que vous auriez mieux fait de laisser chez le marchand si vous aviez su qu’il était en synthétique. L’effort est tellement intense qu’une légère sueur caresse votre visage, quelques mèches se collent sur votre front et votre tee-shirt épousent vos formes parfaites.
Et là, le téléphone sonne. Votre mère. Vous ne décrochez pas, sinon vous allez en avoir pour des heures le temps qu’elle vous raconte la vie du village tout entier et en prime celle de la fille de la podologue avec qui vous étiez en section moyenne de maternelle.
Et re-là, la sonnette de votre porte d’entrée retentie. Vous vous précipitez, pensant qu’un vendeur d’aspirateurs sans sac va enfin vous sauver la mise face à votre tapis. Coup d’œil dans le judas : c’est George Clooney qui, vous ayant aperçu par la fenêtre, veut de vous là-tout-de-suite !

Bon et bien, vous seriez en couple, vous auriez de sérieux états d’âme, des questionnements douloureux : « Dois-je ou non coucher avec George ? Si je le fais, je trompe mon homme qui sait si bien faire le chien fou (ouaf-ouaf) et que j’aime même s’il se coupe les ongles de pied dans le lit. Si je ne le fais pas, je vais le regretter toute ma vie et en faire supporter malgré moi les conséquences à mon entourage. Du coup, je vais devenir aigrie, insensible à la détresse des pigeons de campagne et des nourrissons… Mon Dieu, que faire ?… blablabla… ».
Alors que sans attache conjugale,  la réponse est toute trouvée et en parfait accord avec la bonne moralité : « Oh George, excuse-moi je suis déjà nue ! ».
Il n’y a pas à dire, le célibat est vraiment gage d’honnêteté.


Familialement, c’est complet !
Ce dernier point m’est propre, mais je pense que, chers amis lecteurs, vous pouvez vous y retrouver.
Les membres de ma famille, vous les connaissez un peu et vous savez que c’est toute une histoire.
Pour les Alzheimer qui me lisent ou les bienheureux découvreurs de mon talent, je vous dresse un rapide portrait des quelques « héros » de la Chérie Family :
- Oncle Georges, « alcoolique festif » selon ses dires, sa dernière prouesse se résume à avoir pissé sur la crèche en chantant « Il est né le divin enfant ».
- Valentine, ma cousine de 15 ans et demi. En pleine adolescence, sa crise se caractérise par un attrait particulier pour la bagatelle. Très protectrice envers ma personne, elle s’inquiète du fait que mon célibat prolongé pourrait entraîner une mauvaise cicatrisation vaginale qu’il faudrait cautériser pour éviter les risques d’infection.
- Mes parents. Retraités tous les deux, ils ont décidé depuis plus de quinze ans de divorcer et m’en font part régulièrement via SMS, téléphone, cartes postales de vacances... A ce jour, aucun avocat n’a été consulté.
- Ma grand-mère, 73 ans. A un avis très arrêté sur ce qu’est une jeune femme de bonne famille : mariée avec un avocat ou un médecin ou un notaire ou un dentiste voire un orthodontiste, forcément enceinte entre 23 et 39 ans avec des phases de repos de 6 mois entre chaque portée.

Tout ceci pour dire que si j’avais une moitié, je devrais assumer les tarés de sa famille. Non merci, j’ai déjà les miens !


Je vois qu’à la lecture de ce billet, nombre de célibataires sont déjà rassurés sur leur statut. Ceci dit, si jamais se trouve parmi vous un informaticien, de préférence à nez original, avec une passion pour le démarrage en mode sans échec et le langage C++, qu’il sache que George n’est pas venu sonner à ma porte et que, par voie de conséquence,  je me tiens à son entière disposition : nue !

Publié dans J'ai testé

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L'épinglée 18/02/2009 20:07

Merci, merci, merci, après cette semaine de solitude affective pesante je retrouve enfin la pêche, et quand je dis la pêche, c'est peu dire, je vais me mettre "carpette" avec le restant de ma vieille bouteille de rhum et son copain le coca, le tout devant un super film "little miss sunshine" qui me fait mourir de rire à chaque fois (ça sera mieux que de gémir sur la nullité de certains types!) Comme les gosses sont en vacances je vais pouvoir profiter du canapé pour moi toute seule!!! Si, si, si, c'est bien le bonheur!

BritBrit Chérie 22/02/2009 12:18


Ah tu vois ! Allez, reviens quand tu veux pour prendre ta dose de Tranxène :)


yves 18/02/2009 10:00

je commence à comprendre pourquoi j'avais toujours de mauvaises notes en dissertation ... Normal avec une telle concurrence ! Chapeau, je mets une très bonne note car il ne manque rien, surtout pas les notes d'humour. Mais si j'ai bien compris tu ne parles là que des avantages du célibat, ce qui serait la thèse et tu ne parles pas des inconvénients, ce qui pourrait être l'antithèse. Pourtant ils sont nombreux, non ?

BritBrit Chérie 22/02/2009 12:08


Merci beaucoup Yves. J'apprécie le compliment.
Pour ce qui est du traitement du sujet, j'ai laissé tomber les thèses - antithèses - synthèses depuis ma dissert en 3ème sur la prostitution qui m'a valu un "BritBrit, je suis incapable de te
noter" de la part de ma prof de français. Stupéfiant non ?


zygaena 16/02/2009 20:38

très sympa et merci!!! merci de montrer le coté positif, que j'ai tendance à oublier, parce que moi la saint valentin, ça me fait déprimer quand je suis seule!

BritBrit Chérie 18/02/2009 10:11


Un coup de déprime et hop tu viens ici :)


Bernie 13/02/2009 19:32

1. Voir se déhancher Christophe Maé en sloggy ;: Beuah???§§!!8;$£µ

2. Se la péter en C3 Piocasso : Non mais je rêve, Picasso, c'est la C4, comme l'explosif. ET Citroën, c'est la loose.

3. Et les chips goût barbecue : t'aimes ou pas?

4. Y'a des Velib' à Pau?

5. C'est pas plutôt François Bayrou qui sonne à la porte?

6. Je crois vraiment qu'il te faut un mec. Là, ça urge.

BritBrit Chérie 18/02/2009 10:13


Bernie, Bernie... Tu m'avai habituée à plus de pertinence, surtout quand tu parles de Citroën : http://www.c3picasso.com/fr/

Bon allez, je t'aime quand même.


Marie-net 12/02/2009 13:07

Ha non !!! tout sauf Christophe Maé en sloggy !

BritBrit Chérie 18/02/2009 10:11


pourquoi ? Tu préfères en boxer Dim ?