J'y étais... au Rip Curl Music Festival !

Publié le par BritBrit Chérie


Le rip Curl Pro est une des compétitions de surf de référence sur le plan international. Réunissant les 144 meilleurs riders de la planète (nan les filles, c’est pas une Meetic Party), Rip Curl profite de l’occasion pour organiser en marge des sessions surf  un Music Festival dont les principaux attraits sont une affiche avec du beau linge de la scène musicale actuelle – en même temps, au pays basque, le linge ça les connait -, et un cadre idyllique : la plage d’Illbarritz.

Alors avec mon sens du dévouement légendaire, j’ai décidé de me rendre au live de The Rakes et de Mix Master Mike pour que vous puissiez vous aussi dire « J’y étais…Enfin presque ».


Opération pénétration

Pour tout vous avouer, il n’est pas aussi simple que ça d’atteindre la « plage musicale ».
Service d’ordre de tous les côtés, barricades, petite fouille au corps, les surfeurs-organisateurs donnent le ton : on s’amuse mais calmement sinon c’est à l’eau.
« Je serai une gentille fille » dis-je au vigile pour qu’il me laisse passer la bouteille de bière dans la chaussette et le sourire façon sœurs Olsen époque La fête à la maison. Ouf, ça a marché.

  Et là, woowww !  Le jeu en valait vraiment la chandelle : immense scène, jeu de lumières époustouflant, écrans géants,… Tout est réuni pour une ambiance du tonnerre.


I love cats too

Premier groupe à rentrer en scène : The Rakes.

Quatre petits minets londoniens, la mèche bien en place, mais qui balancent un son électrisant ! Qui aurait-pu croire que derrière ce look BCBG tendances étudiants en HEC se cache en fait des punks rockeurs aux morceaux dansants ?
La voix grave et chaude du chanteur Alan Donohoe, sa chorégraphie « originale » (Mia Frye serait-elle free pour lui filer quelques cours ?), et les deux mots de français qu’il assène à chaque fin de chansons – "Merci beaucoup"– m’ensorcellent un chouilla. Surtout que pour ne rien gâcher à l’ensemble, il porte un tee-shirt I love cats. Et un homme qui aime les chats, c’est forcément un homme bien .
Rololo, un peu plus et je suis amoureuse

Les morceaux filent à la vitesse grand V, je danse comme une follasse, je hurle comme une pauvre groupie. Ah, ce qu’on est bien quand même…

  Tiens, c’est déjà fini. Zut. Mais après vingt petites minutes de pause fortes utiles - ravitaillement en boissons, sandwich à la saucisse qui sent pas super bon et pipi -, c’est reparti et c’est du lourd.


Mixe un max, Mike !

Au platine, l’un des plus grands DJ de la planète : Mix Master Mike. Ce génie des platines, concepteur sonore des Beastie Boys, sacré trois fois champions du monde, envoie le son et transforme en moins de trois petites minutes la plage d’Illbarritz en nightclub version Ibiza.

Tiens, le chanteur des The Rakes fend la foule. Je tente de le poursuivre pour lui dire que moi aussi j’aime les chats, mais sans succès. La bouteille de bière que j’avais oubliée dans ma chaussettes m’handicape lourdement et me fait choir sur le sable.
Pour me consoler, je l’ouvre et je la bois. Les drames de l’amour peuvent souvent cacher des drames alcooliques, je vous assure.

En attendant, Mix Master Mike s’en donne à cœur joie en mixant rap US, west coast de préférence, à de la soul, du funk, du R n’B et de l’électro. Rage against the machine, Bob Sinclar, Nirvana, Beastie Boys (of course !), Ray Charles, Cypress Hill, Snoop Doogy Dog, Kat de Luna David Guetta,… Tout y passe, s’enchaîne, s’entremêle. Les rythmes changent en un éclair, se saccadent, et c'est très très bon.
Je suis à fond, shakant mon booty comme je peux. Il faut dire que danser sur une plage avec un léger dénivelé de 5 % et du sable dans les chaussures, ce n’est pas forcément aussi aisé que l’on pourrait le croire.


Toi aussi donne de ton corps

2 heures du matin : Stop the music.
Les organisateurs remercient tout le monde, se félicitent d’avoir accueillis entre 25 et 30 000 personnes (ah oui, quand même) et demandent à tous les participants de ramasser les détritus qui jonchent le sol.
Pour ma part, j’ai sauvé la mer et la plage de quatre verres de bière, d’une grande bouteille de Coca-Cola qui sentait la sangria et de deux canettes de Red Bull. C’est Bixente Lizarazu qui serait fier de moi, lui qui désormais est membre éminent de la Surfrider Foundation, partenaire de l'événement, et fondateur de sa propre association écologique, LIZA.

C’est la tête pleine de notes de musique, les pieds pleins de sable et le cœur vers Alan et ses chats que je me retire sur mes terres et surtout dans mon lit. J’ai les mollets en compote et des cernes jusqu’en bas des joues, mais je suis comblée. Allez, on remet ça l’année prochaine ?



Publié dans J'y étais...

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EmilieRD 17/09/2008 17:14

Et t'as même pas dégoté un beaaaaaaaaaauuuu surfeur?
En tous cas ca a du être génial!

BritBrit Chérie 23/09/2008 09:01


le surfeur, c'est fini pour moi Maintenant, je cherche le milliardaire.


ko 29/08/2008 20:15

oulala Brit (j'peux t'appeler par ton diminutif hein ?)ça sent la rentrée et le surmenage : 2 articles dans la semaine pour se gondoler , woaw TROP......

maryse 29/08/2008 19:25

Et malheureusement non :/ Tu n'auras pas ma belle toque ;) Sinon, bien ce festival ?!

ju... 29/08/2008 18:51

tiens !?! J’y étais…Enfin presque

ON 29/08/2008 16:39

Quant tu penses que ces pecno de parigo ne jure que par leur Bercy/Olympia et autres salles de concert ... C'est quand même autre chose un concert au couchant, à 26 ° après un apéro face à la mer!