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Jeudi 7 avril 2011 4 07 /04 /Avr /2011 13:33

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- Et vous n’avez pas oublié les pierres de Swarovsky sur les jantes ?, demande le chirurgien.
C’est pour faire une surprise à ma femme. J’ai eu la chance d’avoir ce financement à la dernière minute. D’ailleurs, il est assis juste en
face de moi (sourire dans ma direction
). C’est ça. Oui voilà. A demain. Oui, je lui dirai. Mes amitiés à votre dame également. C’est ça je vous embrasse. Oui. Bisous, bisous. Excusez-moi, mon concessionnaire.
Bon, pour en revenir au cas qui vous préoccupe ma chère BritBrit, résumons : six mois après votre cancer de la dent, nous allons passer à la reconstruction. Rien de plus simple et ce d’autant plus que je suis un chirurgien hors pair :
1) On vous prend un os de la jambe,
2) On vous le greffe au reste de votre maxillaire,
3) On vous visse les dents 3 mois plus tard
 Et hop ! Vous voilà avec le même sourire qu’Elisabeth Taylor.

- Heu, mais Liz Taylor est morte.

- Et alors, morte ou pas, elle et ses dents devraient bien vous faire envie vu votre lamentable état.

- 

- Alors, on se dit à dans une semaine. Juste avant, j’ai un super Congrès à New York à l’Upper East Side sur les aficionados de la prémolaire. Il paraît qu’il y a aura même Blake Lively en guest. J’adore ses jambes et ses dents sont à tomber.

- (sur le ton de la dépression) Passionnant.

- Je ne vous le fais pas dire. J’en suis tellement excité que je ne suis fait un mois de traitement intensif de blanchiment des dents. Je suis lumineux jusqu’à la racine comme jamais.

(Faille spatiotemporelle)

 

Salle de Réveil

Oulà, j’ai du mal à distinguer la touffe permanentée qui est dans le lit à côté de moi ? Ne serait-ce donc point Larusso avec son tuyau vert dans le nez ? Larusso ou Richard Cocchiante ? A moins que cela ne soit le Bichon de Julien Doré. De nos jours, les hôpitaux sont prêts à tout pour recueillir des fonds, même à faire clinique vétérinaire. Je tâte ma tête pour voir si on ne m’a pas fait d’affreuses bouclettes dans mon sommeil. Cela ne serait pas tout que malade, je sois en plus momoche.

-Purée, celle-là, elle ressemble vraiment à rien, dit en me regardant le brancardier en me ramenant dans ma chambre. Il est où mon iPhone pour la photo ? Trop fort, avec elle, j’ai même pas besoin du filtre déformant « Dumbo bouffe des cacahuètes ».

Je manque de m’étouffer dans mon masque à oxygène ce qui, aux dires de la communauté scientifique médicale, est un cas extrêmement rare.

 

J+1 : où est la pompe à morphine ?

J’essaie de tâter tout ce qui est à la portée de mes mains à la recherche de la pompe à morphine. C’est pas que je souffre le martyr mais il m’a toujours été d’avis qu’il valait mieux vaut prévenir que guérir, et que moi la morphine, j’aime ça. Sinon, à quoi cela sert d’aller à l’hôpital ?

Je m’enquiers de cet étonnant état de fait auprès des soignants. Léger malaise ambiant avant qu’une main anonyme pousse devant mon lit un pauvre externe rouquin et rubicond, a priori souffre-douleur de l’équipe. Il déplie lentement un papier manuscrit et lit d’une voix monocorde et faiblarde :


Madame BritBrit Chérie,
Compte-tenu de votre surconsommation de morphine lors de votre dernière hospitalisation en nos murs avec pour effet un épuisement massifs des nappes morphiques de la pharmacie,
cause pour laquelle 70
% des patients ont dû être apaisés grâce à des peluches Mon petit Poney,
 le service maxillo-facial a voté à l’humanité le retrait pur et simple de votre pompe à morphine et de vous distribuer en échange des Dafalgan à la demande
dans la limite de 6 comprimés à 500 mg par jour, soit 3 gr quotidiens.
 En espérant que votre séjour parmi nous vous soit des plus agréables, nous vous souhaitons, Madame BritBrit, un très très prompt rétablissement parce que vous avoir dans notre service "c’est pas du gâteau" dixit la responsable de la cantine.

En vous remerciant de votre attention et de votre bonne tension artérielle.

 

J+2 : Question look

On le sait, sur cette question, hors de question de transiger. Je suis belle quoi qu’il arrive, sur le plateau de La Roue de La Fortune, à la fin d’un marathon en talons aiguilles, après avoir fait une pêche au gros en boîte de nuit,… Le seul problème, c’est que quand j’ai jeté un œil dans le miroir histoire de remettre un coup de fer à friser sur la mèche, je me suis aperçue que ma joue refermait au moins une portée de cinq ou six castors et pas des prématurés si vous voyez ce que je veux dire.

 JE SUIS HORRIIIIBLEEEUUHH ! Je tombe dans les pommes, je veux mourir avec René la Taupe au pied d’un disque d’or de M. Pokora.

J+3 : Lève-toi et marche.

M’en remettant à prescription, selon laquelle plus on marche plus l’oedème de la joue diminue rapidement, je tente de remettre en marche ma guibole ponctionnée de son péroné appuyé sur un déambulateur appartenant d’après son marquage au  feutre indélébile au service des soins palliatifs. Présage ?

Refusant de me laisser entraîner vers le tunnel où m’attend Bobby, mon chien de quand j’avais 5 ans mort d’une crise cardiaque après que je lui aie éclaté près de son oreille un ballon pendant sa sieste, je m’accroche comme une forcenée à l’objet de la rédemption et arrive à faire maladroitement trois pas. Mais quels trois pas ! Les plus beaux depuis mes dix-huit mois (oui, j’ai marché très tard et alors ? Ca ne m’a pas fait reculer non plus !).

- Ca ne mériterait pas un peu de morphine pour me féliciter ?, je demande.

Réponse collégiale des  soignants présents :
- Non !

 

J+4 : Rencontre avec Mamie Violine

Désormais, je peux traverser en moins de 20 minutes le couloir de 35 mètres de long. Un exploit.  Je suis géniale, la force est en moi, je suis le Jedi de la béquille. Demain, je vole !

Mais soudain un vent transperce ma chemise de nuit et manque de me renverser telle une tortue des Galápagos. Cette tempête du désert, c’est mamie Violine. Deux péronés en moins, une arthrose et des rhumatismes sur chaque os et des cheveux violets pâles. Dans le service, tout le monde l’aime et trouve la trouve épatante, elle, sa gentillesse et surtout sa formidable capacité de rémission. Le dimanche, elle a même droit à un baba au rhum plus arrosé que ceux des autres. C’est décidé, je la hais.

 

J+5 : l’os tombe (attention, moment d’émotion. Ame sensible s’abstenir et passer à J+6).
L’autogreffe os du mollet / maxillaire échoue pitoyablement au bout d’un délai normalement hors de danger. L’os se meurt et le cortège funèbre en blouse verte m’emmène d’urgence au bloc pour le rendre à la nature (comprendre : à la poubelle).

A mon réveil, l’interne tiré au sort pour me servir de présence rassurante, me dit que oui  la greffe est un  raté mais que non, rien n’est perdu, qu’il existe d’autres solutions. Je pleure. Il essuie mes grosses larmes avec le Bétadine qui me donne un teint de cagole qui vient de passer 24 heures d’affilées dans une cabine auto-bronzante.

Avant de quitter la salle de réveil, je ne peux m’empêcher de donner un baiser à une gaze antibactérienne et de la jeter dans la poubelle où se trouve le corps de mon os en signe d’au revoir. Le reverrai-je avec Bobby le Chien me faire une haie d’honneur dans le tunnel lumineux le jour de mon Grand Départ ?

 

J+6 : La pauvre excuse.
-  Je ne vois qu’une explication, Mademoiselle Chérie, dit le chirurgien tête basse et tournicotant son gant en latex, pour qu’une telle greffe échoue ainsi, c’est que vous ne vous supportez pas vous-même.

- Vous rigolez, je m’adore.

 

J+7 : Mamie Violine décroche une jambe

Il fallait s’y attendre, Mamie Violine vient de s’arracher les ligaments des deux jambes. Est-ce ma faute à moi si une tubulure traînait dans le couloir entre le bureau des infirmières et ma chambre et qu’elle s’est tendue pile poil au moment où Mamie Violine montrait à une aide-soignante comment elle faisait des double Lutz dans sa jeunesse. C’est triste de vieillir…
 Allez, bien le bonjour au service orthopédique Mamie Violine ; ce couloir est désormais mon royaume.

 

J+8 : Dépression

- Ah non, vous n’allez pas nous faire le coup de vouloir vomir avec Sébastien Tellier ou Pete Doherty comme la dernière fois ! râle l’infirmière un brin autoritaire.

- Pourquoi ? Je peux vomir avec qui je veux non quand même ?

- Non. Le professeur du service n’a pas de culture musicale au-delà de Charles Trenet alors abstenez-vous de le ridiculiser devant l’ensemble du personnel.

- Je peux dégobiller sur du Colette Renard alors ?
(en chantant)  « Je me fais nourrir le hérisson, Je me fais laminer l'écrevisse, Je me fais remplir le vestibule, je me fais gonfler la mouflette… »

- Arrêtez, j’ai des hauts-le-coeur !

- Ah non, je ne veux pas vomir avec vous !

 

J+9 : Dépression encore !

Je tente le tout pour le tout pour avoir un peu de morphine. Je pleure dès que l’on me parle de Lady Gaga, je regarde les yeux dans le vague les rediffs de Carré Viiip, j’invoque le pardon pour Michèle Alliot-Marie des râles dans la voix, et  j’ai même cédé le couloir à un boiteux que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam.

- Vous êtes sûrs que vous n’auriez pas un peu de morphine pour m’aider à remonter la pente ?

Nouvelle réponse collégiale des  soignants :
- Non !


J+10 : Je sors

- Allez, allez, dehors mon bouchon, me dit le chirurgien. On recommence tout ça dans trois mois, juste après le salon de la mandibule à Dubaï. Vous verrez, la prochaine fois, il n’y aura pas de mauvaise surprise. On va faire au plus simple :
1) On vous prend de l’os de la hanche
2) On le greffe à votre reste de maxillaire
3) Et zou, vous vous retrouvez 6 mois plus tard avec le même sourire de Farah Fawcett grâce à de merveilleux implants en porcelaine de Limoges.

- Mais Farah est…

- Oui, je sais, elle est décédée. Et alors ? Des implants, cela dure ad vitam aeternam. J’avais  un chien aujourd’hui mort sur lequel j’ai fait mes premiers tests « implantaires » et je peux vous dire que tout est encore en place.

- Mais vous êtes…ignoble !

- Non, c’est juste de la médecine.

 

Lire également Chronique d'un cancer de la dent (sept. 2010)

Publié dans : Ma vie en presque vrai !
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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 08:06

En ce moment, allez savoir pourquoi, je me sens très Britney dans l'âme :

- La nuit je me réveille et je cite quelques parole de Till the world ends, surtout le passage qui dit "Oh oh ohohoh ooooh oh",

- Le jour je me trimballe dans un cropped shirt. Rappel pour les incultes de la mode : le cropped shirt est le tee-shirt où tu montrais ton nombril dans années '90 mais à la sauce 2011. Comprendre, c'est le même mais c'est pas pareil quand même,

 Ce dernier fait d'ailleurs le bonheur du livreur de bonbonnes d'eau qui n'a rien à voir, mais alors vraiment rien, avec celui de Coca Cola light,

- Je sors le plus possible la langue quand il faut prononcer un "ze". Ca envoie quelques postillons, mais en période de forte chaleur, c'est très pratique pour faire brumisateur,

- Je mets des croix sur mon calendrier Hello Kitty en attendant le 29 mars, jour de la sortie de Femme Fatale, le prochain opus de Brit-Brit (pas moi, l'autre ; vous aurez compris).

 

Du coup, je n'ai rien trouvé de mieux que de me "undress like Britney Bitch" sous l'oeil expert d'une célèbre photographe qui n'écoute que du Biolay.

 

On apprécie et on applaudie !

 

 

 

 

Remerciements :

- LadyToc pour son talent incontestable.

- Princesse Tamtam via Anna pour le débardeur et les décalcos qui vont bien.

- Mes parents pour mon corps de rêve (enfin, disons qu'ils ont fait ce qu'ils ont pu...).

- Bailey's pour la déshinibition.

- Pizza Roma pour avoir nourri la troupe pendant le shooting. Et le livreur.

 

 

(c) Crédit photos : LadyToc

Publié dans : Les Polas
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Vendredi 18 mars 2011 5 18 /03 /Mars /2011 11:01

 

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Découvrez le shooting Undress like a... très prochainement !

 

 

Crédit Photos : Lady Toc

Publié dans : Les Polas
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Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 08:32

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Ma transformation en poupée blonde vous avez tellement passionnés que j’ai décidé de mettre de nouveau à contribution ma chevelure pour tenter une nouvelle expérience sociologique : devenir rousse. Comme dirait l’autre, pour toi public, je suis prête à tout. C’est donc avec l’esprit du rugbyman qui a pour unique obsession celle de bouffer l’oreille de l’adversaire que j’ai poussé avec fracas la porte du salon de coiffure.

-  Vous tombez bien. Je viens juste de raviver le roux de Véronique Genest. Elle est sublime. Vous l’avez vu dans le dernier Julie Lescaut, elle était plus que parfaite. Je l’adooore, me dit le coiffeur enthousiaste.
Bizarrement, le mien d’enthousiasme a brusquement chuté et tout mon être  a vacillé alors que mon esprit eut une pensée éclair pour Mouss Diouf. C’est fou comment le corps réagit à un environnement devenu soudain hostile !

Cependant, et vous me connaissez, je ne suis pas femme à reculer devant le danger : j’ai foncé talons claquants et regard de guerrière droit devant le bac de lavage. En moins de deux, je fus rejointe par le coloriste au sommet de l’excitation capillaire et sans que je m’aperçoive de quoi que ce soit la mixture colorante était déjà sur ma tête Il faut dire que j’étais cette fois passionnée par Voici où l’ex de Polnareff donnait sa version sur l’histoire du bébé qui n’a aucun patrimoine génétique commun avec une paire de lunettes over size blanches et qui ne se prénomme même pas Volodia. De toute manière, comment peut-on appeler son gosse Volodia ? Ca rappelle un tantinet la Vologne. Et qui dit Vologne, dit petit Grégory. Vous imaginez le poids psychologique du prénom sur le bambin ? Ouais, c’est moche, faut vraiment pas aimer son gosse pour avoir de telles idées. Ces stars, je vous jure, elles ont un grain.

Mais revenons à notre sujet principal et à sa problématique on-ne-peut-plus-passionnante : alors être rousse, est-ce aussi bien que d’être blonde ? Bénéficie-t-on des mêmes avantages (mou pour le chat gratuit chez le boucher, augmentation mammaire salariale, amis masculins bienveillants,…) ou a contrario, doit-on voir sa destinée se tracer de manière tragique à l’image de celle de Larousso ou de Rox et Rouki ? A vous de juger.

1.       On me prend pour l’Office du tourisme Irlandais. Date de la Saint-Patrick ? Y-a-t-il de la graisse de mouton dans la composition de la Guiness ? Pourquoi le trèfle à quatre feuilles a quatre feuilles et pas trois ? Est-ce que la laine des moutons irlandais est plus chaude que celle des chèvres  du Tibet ? Au prétexte que je suis rousse et parce qu’en Irlande il n’y a que des roux – là-bas, les blonds et les bruns sont des anomalies génétiques – on me pose à longueur de journée ce type de questions.
Au final, ce qui m’étonne le plus, ce n’est finalement pas d’être prise pour un sujet de sa Majesté mais plutôt de voir que mes comparses se posent autant de question sur l’Irlande. Normalement, on s’en fout non des vertes prairies, des lacs et de Lord of the Dance sauf si vraiment les murs de sa chambre sont couverts de poster de Bono, que sa vie est triste, misérable et dont l’avenir se trouve au bord d’une falaise.

 

2.       Je rencontre de grands historiens : « Tu sais ma chère BBC, qu’au Moyen-âge, on brûlait les roux ? ». Et ben dis donc, t’en as de la culture toi alors, je suis toute époustouflée (à ne pas confondre avec boursoufflée).

 

3.       On s’inquiète de mon hygiène. Je n’avais pas mesurée à quel point les idées préconçues sur les roux qui sentent un peu fort ont la vie dure. Du coup, en cas de mauvaise odeur dans l’open space, je suis suspecte numéro 1. Au Club Med Gym, c’est toujours vers moi que les distributrices d’échantillons gratuits Narta se précipitent. Quant aux transports en commun, j’ai bizarrement toujours plus d’espace que les autres. Finalement oui, les roux puent, surtout dans le métro et surtout dans une assemblée de cons !

 

4.       De l’avis général, je ressemble à un curieux mélange de Mylène Farmer, Bree Van de Kamp, Axelle Red, Gerri Halliwell, Philippe de Koh Lanta, Christophe Hondelatte et Brice Hortefeux ( ?). Mais aucune similitude avec Jessica Rabbit. Avec tout ça, si je n’arrive pas à faire première à la grande soirée des sosies sur TF1, je ne sais pas ce à quoi je pourrais être bonne.

 

5.       Je suis une femme mystère pour les hommes dont la plus brûlante des questions est « Et en bas, t’es rouquemoumoutte aussi ? ». Attends, je vérifie à la repousse, ça tombe bien, c'est le printemps.

 

6.       Je ne suis plus source d’intérêt pour mes copines. Ben oui, qui voudrait parler petit top rose et bronzage avec une rousse ? Personne. Je suis donc définitivement seule, moi et mon bouquin de Jules Renard sous le parasol avec un écran total en couche épaisse sur le nez (c’est toujours les proéminences du visage qui choppent en premier, sachez-le).

 

7.       On me propose des rôles à la télé. Si, si. Il s’agit de faire doublure lumière de Horacio Kaine dans les Experts: Miami. Il paraît que pour le prochain tournage, je ferai doublure cascade du Prince Harry dans son biopic. C’est là où l’on se dit que c’est dur la vie d’intermittent du spectacle.

 

La morale de mon étude est bien plus concise que celle relative à la blondeur. Elle se résumerait en ces quelques mots : «Etre rousse, ça pue ».
Mais qu’est-ce qu’elle me fait là, la Zohra la rousse ? Rhoooo, mais revient lectrice à la chevelure de feu, je ne causais pas hygiène & déodorant, j’ai juste usé d’un sens figuré en langage familier. C’est susceptible un roux quand même ! Allez la rattraper, moi je vais me décolorer en blonde ; c’était quand même mieux.

 

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Vendredi 11 mars 2011 5 11 /03 /Mars /2011 09:26

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Cela ressemble à un mauvais mix du lamento de Didon déjà à moitié suicidée et un « tube » de Patrick Fiori. "Ca", c’est la nouvelle chanson interprétée par  Amaury Vassili en langue corse pour représenter la France au Grand concours de l’Eurovision qui nous a été dévoilée au tout début de la semaine.
 Afin de vous épargner tout suspens inutile et sans qu’aucun don de voyance ne m’ait été attribué à la naissance par la Fée Clochette,  j’ai le devoir de vous annoncer qu’une fois encore  que nous allons perdre pour la 34ème année consécutive et que nos espoirs désespérés se tourneront alors vers Marie Myriam en duo avec Dave pour conjurer l’humiliation musicale en 2012.

Il faut dire qu’après  Jonatan Carreda, les Fatals picards, Jessie Matador et tant d’autres, on est en droit de se demander ce qui peut bien avoir traumatisé l’oreille interne des sélectionneurs pour nous infliger telles daubes. Même la drogue ne peut excuser telles décisions. Mais alors, que faudrait-il à la France pour qu’enfin Eurovision rime avec twelve points et honneur de la nation (Pétain, arrête d’écrire à ma place ! C’est d’un pénible) ? Voici quelques petites pistes au pronostic gagnant.

1.       René la Taupe. Avec plus de 24 millions de vues du clip officiel depuis sa sortie, qu’on aime ou qu’on n’aime pas, il faut bien avouer que la marmotte transgénique sait parler à la sensibilité musicale des auditeurs. Est-ce grâce à ces paroles où tout un chacun peut se retrouver ( « T'es si mignon, mignon, mignon, mignon mais gros, gros, gros / En été tu fais de l'ombre, et en hiver tu tiens chaud  / Et quand t'as fini de bouffer, tu nous lâches un gros pet ») ou grâce sa partition facilement reproductible à la flûte à bec  qui ont finalement fait son succès, personne ne peut le dire. Mais quoi qu’il en soit, René la Taupe c’est de la bombe eurovisonnesque et ça c’est indiscutable.

 

2.       Un sosie de Claude François. N’importe lequel fera l’affaire du moment qu’il a bien la chevelure blonde et le costume à patte d’eph’ et paillettes. Limite un  Johnny Hallyday peut faire l’affaire. Ca marche toujours. Mystère...

  

3.       Une alliance inter-européeenne avec les grandes nations de l’Eurovision. La stratégie est simple. La France ne pouvant plus compter sur ses anciens pays alliés pour glaner des points - l’Espagne, Monaco, la Suisse, la Belgique nous font la gueule on ne sait trop pourquoi -,  il lui faut absolument rejoindre le « Bloc de l’est », celui pour lequel elle avait envoyé la soldate Patricia Kaas pour gagner le max de points sibériens. Mais c’est surtout qu’en y regardant de près, on a plein d’accointances. Une station de métro « Le Kremlin – Bicêtre », au moins deux jours de neige paralysante en hiver, plus personnellement une forte affection pour la vodka. Et puis, Ukraine – Paris en vélo, ce n’est finalement pas si loin que ça si on prend un peu d’EPO. Allez, on est même prêt à leur refourguer la Patoune définitivement en guise de cadeau d’amitié. De vraies bonnes raisons de faire ami-ami !

 

4.       Espérer que la vague  « Chanson » de nos régions » ait envahi l’Europe tout comme elle a envahi la France. Dernier exemple en date, Nolwenn Leroy sur laquelle personne n’aurait misé une couronne slovaque à la sortie de son album Bretonne. Faut bien avouer que voir Miss BéceBège chanter la jument de Michao et le Bagad de Lann-Bihoué est une anomalie musicale tout à fait surprenante et pourtant ça se vend comme des petits pains. Tout ça pour dire qu’Amaury avec sa chanson lyrique corse peut nourrir le mince espoir d’apparaître dans les 15 premiers si tant soit peu sa participation soit portée par nos prières à Saint Tino Rossi.

 

5.       Un gros coup de choune. Un malentendu (c’est le cas de le dire !) est parfois vite arrivé et sans que l’on ne se rende compte de quoi que ce soit, Amaury rafle tous les votes, devient star des dancefloors et égérie de L’Oréal grâce à sa vaporeuse chevelure. Quant à nous, on décide de tourner le dos à Lady Gaga pour consacrer notre discothèque à la musique baroque. Hypothétique certes, mais surtout catastrophique.

 

Sur ce, je vais réviser mes chants béarnais et mettre des extensions Barbie cheveux de rêve. Oui, je sais, cela n’a aucun rapport avec le sujet, mais bon, au final, on s’en fout un peu de l’Eurovision, non ?

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